MARC, LE SNOBINARD
L’année dernière, j’avais été invité à passer le Nouvel an chez Armand, un ami qui habitait dans un quartier aisé de Genève. Bien que pour un bourgeois il avait su rester simple, il n’en allait pas de même pour tous ses amis et je ne m’étais jamais vraiment senti à ma place dans leur ambiance BCBG étant donné mes origines populaires.
Nous nous étions tous connus par l’intermédiaire d’un parlement de jeunes auquel nous avions activement participé de nombreuses années auparavant. Il y en avait, comme moi, qui voulaient aider les jeunes des cités défavorisées, comme celle dans laquelle je vivais. Mais il y avait aussi les fils à papa qui tentaient surtout de se faire voir par les officiels afin d’être propulsés plus facilement vers une carrière politique. Néanmoins faire la fête avait toujours été un objectif commun à tous et je gardais un excellent souvenir de nos sorties à l’autre bout du pays. Nous, francophones, étions reconnus pour notre chaleur et notre alcoolisme facile. Pour cela, je décidai finalement de me rendre à cette fête.
Avec deux des amis de mon quartier, nous fîmes une arrivée remarquée dans la luxueuse villa. Dans le patio, je reconnus certains de nos anciens amis mais beaucoup semblaient avoir perdu le peu qui leur restait d’humanité tant ils s’étaient enfermés dans leur monde et les conversations tournaient autours des fluctuations boursières ou des stratégies partisanes. J’allai vite retrouver les autres et Armand pour boire et parler un peu de ce que nous étions tous devenus. J’avais pour ma part terminé avec succès mes études d’ingénieur. Lui avait entrepris une carrière artistique et commençait à faire parler de lui en temps que pianiste fameux. Il donnait également quelques cours.
- Tiens, mais qui nous fait l’honneur de sa présence ?
Cette voie sarcastique provenait d’un mec, plutôt beau, qui s’était joint à notre groupe.
- À qui ai-je l’honneur... Mais soudain je le reconnus.
C’était Marc, qui avait également fait partie de notre parlement. À l’époque, j’avais été attiré par lui, mais il m’avait repoussé. Il faut dire qu’en ce temps-là, j’étais plutôt timide et manquais d’assurance. Il jouait les mecs qui n'y touchaient pas, inaccessible, se cachant derrière des vêtements de vieux bourgeois et des lunettes qui lui donnaient un air sévère. Pourtant, j’avais toujours senti quelque chose d'étrange chez lui. Il avait d'assez longs cheveux bruns qui lui donnaient un air sauvage et j’avais toujours cru lire dans ses yeux sombres une libido débordante qui ne demandait qu’à être libérée…
Il n’avait pas tant changé, excepté pour sa silhouette. Il avait gagné des pectoraux et ses épaules s’étaient élargies. Ses fesses avaient l’air toujours aussi fermes, moulées dans le pantalon sergé qu’il portait. Alors qu’à l’époque il s’était contenté la plupart de m’ignorer d’un air hautain, il commençait maintenant à se moquer de moi ouvertement sur de vieilles histoires du passé, puis à railler sur le fait que nous ne venions pas du même monde. Il finit par s’en aller plus loin.
- Il est toujours comme ça ? Demandai-je aussitôt à mon ami Armand.
- Il est froid comme la glace. Il se comporte comme ça avec tous les hommes qui tentent de l’approcher. Mais toi, il doit t’en vouloir personnellement...
Je m’énervai un peu. J’avais moi-même peu de souvenirs mais je me rappelais maintenant que ce mec avait souvent fini par m’énerver de la sorte. À l’époque, j’avais eu tendance à reporter cette colère sur moi-même. Oubliant le passé, je retrouvai ma bonne humeur et allai visiter un peu l’intérieur de la maison. Il y avait d’innombrables couloirs et des portes partout, je me demandai comment mon ami faisait pour ne pas se perdre chez lui. À un moment, je m’agenouillai pour refaire mon lacet et je sentis quelqu’un s’approcher de moi. C’était Marc. Il jeta sa veste sur ma tête. Je me relevai.
-Oh pardon je croyais que c’était un porte manteau ! Me dit-il avec un sourire ironique.
Mais il croyait quoi, que je me soumettais toujours à lui, attendant qu’il daigne me faire l’honneur de s’intéresser à moi un jour ? Cette fois j’étais hors de moi. J’avais un regard de tueur. J’allais dire quelque chose mais il m’envoya une giffle.
Il me regardait d’un air de défi. C’était trop. Je le poussai violemment contre le mur et, le bloquant contre le mur, je lui envoyai une fessée sonore en lui mordant le cou. Il remonta la jambe comme pour me laisser meilleur accès à ses fesses puis soudain se débattit. Il me poussa à son tour contre la porte derrière moi qui s’ouvrit à la volée. Je tombai sur le dos sur la moquette d’une pièce sombre qui semblait être une chambre d’ami. Je n’eus pas le temps de me relever que Marc me sauta dessus, claquant la porte derrière lui. Il m’arracha ma chemise et me griffa le torse tout en me mordant les lèvres, accroupi sur moi. Je le fis tomber d’une gifle et après lui avoir arraché sa chemise de soie, je l’immobilisai à terre en m’appuyant sur son dos et en lui tirant les cheveux. Il tenta un instant de se débattre, puis finit par se relâcher. Il remonta ses fesses d’un air de soumission et me dit d’une voix ronronnante :
- Vas-y, qu’est-ce que tu attends ?
Méfiant, je préférai lui attacher les mains derrière le dos avec ma ceinture. Ceci fait, je lui baissai son pantalon au niveau du cul. Je jubilai en voyant ces fesses dont j’avais toujours rêvé ainsi à ma merci. Je me mis à lui administrer des fessées. Il rugissait.
- Vas-y, frappe-moi ! Tu sais que je le mérite !
Il avait parfaitement raison. Je lui appuyai la tête dans l’armoire, au milieu des couvertures de rechange, et le flagellai encore plus violemment. J’entendis ses cris étouffés et cela m’excita. Je voulu le sodomiser. Avec violence je tentai de lui pénétrer l’anus. Le chemin semblait ne jamais avoir été pratiqué. Je fus pris d’un doute.
-Vas-y, défonce-moi ! Pouvais-je entendre de l’intérieur du placard.
Et je repris donc mon intrusion violente dans le cul de salopard. Lui ayant finalement dilaté suffisamment l’anus, je pus y fourrer mon organe. L’appuyant toujours pour le soumettre, je le ruinai de l’intérieur par des allers et retours rythmés.
Je le sortis du placard pour mieux l’entendre crier et il s’en donnait à cœur joie. Il semblait ne pas y avoir de frontière entre douleur et plaisir chez ce type. Ses mains toujours attachées se crispaient à chacun de mes passages. Je finis par sortir, je voulais le maîtriser d’une autre manière. Le poussant sur les genoux contre le barreau du lit, je lui pris la tête et l’obligeai à prendre ma queue dans sa bouche. Puis je bougeai violemment d’avant en arrière comme si j’avais été en train de lui défoncer le cul, tapant contre sa gorge à chaque fois. Ses lèvres légèrement pulpeuses, sa bouche chaude et humide, ses gémissements plaintifs, c’était trop. Je commençai à lui éjaculer dans la bouche. Je sortis pour lui asperger le visage puis la poitrine tout en frottant ma queue contre ses mamelons durcis. Je lui envoyai une dernière claque. Je le détachai croyant l’avoir vaincu... Erreur ! Avec ma ceinture, il me frappa le visage. Il me poussa sur le lit et, profitant de ma tranquillité post orgasmique, m’attacha les mains aux barreaux du lit tout en me maintenant fermement de tout le poids de son corps. Ceci fait, il approcha son sexe de ma bouche, m’attrapa la tête et me tira vers lui, m’obligeant à la lécher de toute mon âme. Après lui avoir léché et sucé le gland, je m'enfonçai sa grosse queue au plus profond de la gorge. Il me maintenait fermement contre lui, m’étouffant presque de ses cuisses. Il se mit à agiter ma tête au gré de son plaisir, me frappant violemment de son pubis. Du peu que j’entendais avec ses cuisses contre mes oreilles, il criait très fort. Il finit par jouir fortement, me frappant à me faire perdre connaissance. Il s’enleva mais me laissa attaché et nu.
-Si tu avais été plus réceptif, on aurait pu faire ça bien avant ! Me susurra-t-il à l’oreille.
Il sortit nu et je crus le voir mettre son manteau et s’en aller. Reprenant mes esprits, je réfléchis à son sujet. Évidemment, il s’ennuyait dans son milieu. Aucun homme n’était en général capable de lui rendre sa violence, il leur faisait peur car il était déplacé ! Et ce petit salaud au fond m’en avait voulu tout ce temps de ne pas avoir eu le cran de le baiser comme il le méritait.
Quant à moi, je ne m’étais jamais senti aussi repu sexuellement, mais j’avais mal partout. J’espérais que quelqu’un viendrait me détacher avant le mois de janvier...
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