L’HOMME DU STATIONNEMENT
Encore ébranlé par toutes ces images osées, presque pornographiques, qui l’avaient tant troublée dans l’ascenseur, Colin se dirigea d’un pas alerte tout droit vers sa voiture sans regarder derrière lui. Il voulait surtout éviter que cet homme se doute davantage de l’émoi qu’il venait de lui causer, et qu’il puisse abuser de cet état de vulnérabilité dans lequel il se sentait tomber sans pouvoir se l’expliquer.
Quand il fut à hauteur de son véhicule, encore trop nerveux, il dû s’y reprendre à trois fois avant d’insérer la clé pour ouvrir enfin la portière. Puis, lorsqu’il voulut faire démarrer son auto, rien n’y fit. Il tenta à quelques reprises mais en vain. Découragé, il tourna les yeux sur sa droite pour y apercevoir encore cet homme qui l’observait toujours. Dès qu’il eut compris que Colin éprouvait des problèmes mécaniques avec sa voiture, il ressortit de son véhicule et se dirigea vers lui. Le cœur battant, de nouveau fortement embarrassé devant l'homme qui s’approchait, il s’empressa de sortir de son auto. Tentant de se tenir bien droit, appuyée sur la portière pour se donner de la contenance, il bafouilla quelques mots :
- Euh... Je crois bien que cette foutue bagnole a décidé de me lâcher au mauvais moment, tenta-t-il d’expliquer en souriant timidement.
- Laissez-moi voir... Je peux peut-être vous aider, se contenta-t-il de dire en se dirigeant vers le capot. Vous pouvez l’ouvrir s’il vous plaît, demanda-t-il poliment.
- Oui, oui... Bien sûr ! Fit-il en secouant la tête pour se ressaisir.
Mais, il ignorait complètement comment faire. Une fois à l’intérieur, il chercha frénétiquement la manette et, plus le temps s’écoulait, plus son embarras grandissait. Toujours aussi courtois, l’homme s’en aperçut et contournant le véhicule, il se dirigea vers lui pour lui prêter main forte. Glissant le corps à travers la fenêtre de la portière, il se pencha et actionna la manette d’ouverture du capot qui se trouvait à gauche aux pieds de Colin. Se faisant, la main de l’homme effleura sa jambe, et son parfum si enivrant lui fit à nouveau l’effet d’une décharge électrique entre les cuisses. Il sentit une fois de plus ses jambes s’amollir et son sexe frémir de désir.
L’homme retourna aussitôt voir sous le capot ouvert, tandis que Cloin restait à l’intérieur de l’habitacle, les yeux fermés, renversé sur l’appuie-tête, se laissant aller à ces moments d’intenses frissons. Lorsqu’il l’appela, il sortit le rejoindre, mais ses jambes ne répondaient plus, il dû s’appuyer à nouveau sur la portière pour s’empêcher de tomber.
- Ça va ? Vous allez bien ? Lui demanda-t-il gentiment en s’apercevant de sa défaillance.
- Euh... Juste un peu étourdi. Vous avez trouvé le bobo ? Demanda-t-il à son tour pour détourner l’attention.
- Je crois bien... Venez voir ! Ce n’était qu’un fil déconnecté, ça devrait aller, se contenta-t-il de répondre.
En s’approchant de lui, Colin fut à nouveau pris d’étourdissements et de nouveaux flashs sexuels l’envahirent. En se penchant sur le capot, le parfum de l’homme lui fit à nouveau l’effet d’un puissant et incontrôlable déclencheur libidineux. Il se sentit défaillir et l’homme dû le retenir pour qu’il ne s’effondre pas au sol. Ce faisant, il le tenait dans ses bras, serré contre lui. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il se sentit irrésistiblement attiré et ne put réprimer ses envies. Il l’embrassa sans retenue. L'autre lui rendit son baiser en l’étreignant vigoureusement. Il glissa une main dans son pantalon et entreprit de lui caresser d’abord les fesses en passant les doigts sous le tissu de son caleçon. Son doigt s’insinua entre ses fesses, titilla son anus. Il ramena la main vers l'avant et buta contre le sexe bien dressé de Colin. Il gémissait déjà d’un plaisir grandissant. Pendant qu’il l’embrassait toujours, l’homme glissa l’autre main à l’intérieur de la chemise, pour lui triturer un mamelon. Plus l’homme s’aventurait, plus Colin sentait l’excitation croître en lui. Il se sentait possédée comme jamais il ne l’avait été et ça l’excitait terriblement. Il tendit la main droite vers l’entrejambe de l’homme et caressa son sexe tendu par-dessus la toile de son pantalon. Il mourrait d’envie de le prendre dans sa bouche, avant de le recevoir en lui. Maladroitement, il tenta de défaire la braguette qui le retenait, mais ce fut l’homme lui-même qui s’en chargea, extirpant son sexe déjà dur pour lui offrir. Sans attendre, Colin se pencha et, tandis qu’il le tenait d’une main, il commença à le sucer goulûment, pendant que l’homme lui caressait les fesses après avoir replongé dans son caleçon. Jamais Colin n’aurait cru qu’une telle chose puisse lui arriver. Jamais il n’avait prodigué une telle fellation à un homme dans toute sa vie. Colin ne se reconnaissait plus...
Plus l’excitation grimpait, plus l’homme se montrait rude. Il l’agrippait par la nuque et forçait son pénis au fond de sa gorge. Mais, plus il le possédait, plus Colin se sentait telle une vraie pute. Et, c’est ce qui l’excitait le plus. Il se releva, referma le capot d’un mouvement décidé, et se retourna pour se pencher sur le capot. D’un geste brusque et sans ménagements, l’homme lui baissa le pantalon, puis le caleçon, et d’un coup sec, lui enfila son pénis dans le cul. Colin poussa un petit cri, puis se laissa aller au plaisir que ça lui procurait. Solidement agrippé à ses hanches, l’homme se faisait aller dans ses entrailles dans des mouvements saccadés et presque violents. Mais, ça lui importait peu... Au contraire, plus il agissait sauvagement avec lui, plus il aimait ça. Il rêvait de cela depuis toujours. Du coup, il découvrait des moments d’extases jusqu’alors insoupçonnés. Il s’abandonnait totalement à cet inconnu et en éprouvait de très grands moments de jouissance. Après quelques minutes, l’homme éjacula en lui. Il tenta bien de se retirer avant, mais n’y parvient que trop tard, lui éclaboussant les fesses des derniers jets de sa semence.
Encore secoué, Colin demeura penché sur le capot pendant que l’inconnu rengainait son sexe dans son pantalon.
- Ouf !! J’espère qu’on se reverra... J’habite dans l’immeuble, au 325. Tu viens me voir quand tu veux ok ? Puis il s'en alla simplement.
Exténué, Colin n’eut pas la force de répondre. Son cœur, encore ébranlé par tant d’émotions si puissantes et son esprit encore embrouillé par toutes ces images, il resta étendu sur le capot encore quelques minutes avant de réaliser qu’on pourrait le surprendre dans cet état. D’un geste vif, il se releva, remonta son caleçon déjà souillé, réajusta son pantalon et s’engouffra dans son auto. Il remit la clé dans le contact et la bagnole démarra du premier coup. Après tout, ce problème n’était pas si grave, pensa-t-il, avant de se préoccuper de sa fille qui devait l’attendre.
Pendant qu’il roulait dans la ville, Colin repensait à tout ce qui venait de lui arriver. Il n’en revenait tout simplement pas qu’il puisse s’être laissé aller aussi loin dans un moment d’égarement sexuel. Mais, il ne regrettait rien. Bien au contraire, il se promettait bien de récidiver à la moindre occasion...
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